Invité sur le plateau de C à vous lundi 9 février 2026, Patrick Fiori est revenu sur l’un des moments clés de sa carrière : sa participation à l’Eurovision en 1993. Trente-trois ans après avoir représenté la France, le chanteur a livré des confidences inédites sur les coulisses du concours, évoquant notamment une tentative d’intimidation dont il dit avoir été victime. Ces révélations viennent éclairer d’un jour nouveau une aventure déjà marquante de son parcours artistique, et s’inscrivent aujourd’hui dans un contexte de retour sur la scène européenne : Patrick Fiori a annoncé qu’il serait candidat à l’Eurovision en mai 2027, cette fois pour représenter l’Arménie.
Un retour à l’Eurovision, trente-trois ans après
En 1993, celui qui est aujourd’hui coach dans The Voice Kids était déjà passé par l’Eurovision, mais sous les couleurs françaises. Il avait présenté la chanson « Mama Corsica », un hommage à ses origines, qui lui avait valu une quatrième place sur 25 pays. Un classement « pas mal », comme il l’a lui-même résumé, et dont il se dit toujours fier.
Sur le plateau de C à vous, l’artiste a confirmé son projet de remonter sur la scène du concours. Il a déclaré qu’il sera candidat en mai 2027 et qu’il représentera l’Arménie. Cette annonce ravive la mémoire de sa première expérience au concours et alimente l’intérêt de ses fans, qui suivent chacun de ses retours médiatiques.
Souvenir d’une altercation en coulisses
Au-delà de l’annonce, Patrick Fiori s’est livré à une anecdote jusqu’ici peu connue. Il a raconté sans détour un épisode qu’il considère comme déterminant lors de l’édition 1993. « C’est pas mal, 4e sur 25 pays. J’ai failli terminer 3e, mais je me suis embrouillé avec un mec là‑bas », a-t‑il expliqué, rappelant la place qu’il avait obtenue et la proximité du podium.
Selon ses propos, un représentant d’un autre pays, « jaloux », aurait cherché à l’intimider en coulisses. « Il y avait un pays jaloux, le mec m’a fait de l’intimidation. Sauf que pour m’intimider, moi, il en faut beaucoup », a‑t‑il ajouté, fidèle à son franc‑parler. Ces mots décrivent une tension personnelle et soulignent que, même dans un concours musical, les rapports humains peuvent parfois devenir conflictuels.
Un point en moins, selon l’artiste
Patrick Fiori a ensuite lié cette altercation à son classement final. Il affirme que l’incident lui aurait « valu un point en moins ». « Du coup, ça m’a valu un point en moins. Il y a des gens qui sont arrivés et m’ont dit : ‘Vous dégagez d’un point’ », a‑t‑il raconté, laissant entendre que des interventions en coulisses peuvent influer, de façon directe ou indirecte, sur le résultat d’un tel concours.
Il est important de préciser que ces éléments sont présentés comme le récit de l’artiste. Ils éclairent sa perception des événements et rappellent la dimension humaine et compétitive de l’Eurovision. Le concours, très exposé médiatiquement, génère des enjeux de prestige perceptibles entre participants et délégations.
Entre mémoire personnelle et enjeux publics
Cette confidence rare, livrée avec franchise, donne aussi une clé de lecture sur la manière dont Patrick Fiori se souvient de sa première grande scène européenne. L’anecdote rejoint l’image d’un artiste attaché à ses racines — « Mama Corsica » en étant un exemple — et sensible aux aléas d’une compétition qui mêle culture, politique et performances artistiques.
À l’approche de son retour annoncé en 2027 pour l’Arménie, ces souvenirs prennent une nouvelle résonance. Ils montrent la façon dont un parcours public se construit aussi à travers des épisodes singuliers, parfois conflictuels, restés dans la mémoire des artistes. Pour l’heure, la scène européenne le reverra dans quelques années ; d’ici là, ses confidences restent une pièce supplémentaire du récit d’une carrière riche et souvent partagée avec le public.


