Isabelle Morini-Bosc a livré dans une interview au Buzz TV du Figaro un jugement sans détour sur la relève du journal de 20 heures de France 2. Invitée à commenter le paysage du journalisme télévisé féminin, la chroniqueuse de Cyril Hanouna a notamment comparé la performance de Léa Salamé à celle d’Anne-Sophie Lapix, qui lui a cédé le fauteuil à la rentrée 2025 après huit ans à la tête du 20 heures sur France Télévisions.
Une comparaison directe entre Léa Salamé et Anne-Sophie Lapix
Interrogée par Le Figaro, Isabelle Morini-Bosc a estimé que « Léa Salamé fait plutôt moins bien que le faisait Anne-Sophie Lapix ». Elle a développé son point de vue en revenant sur les attentes placées dans la journaliste, compagne de Raphaël Glucksmann, depuis sa prise de fonction au journal de 20 heures.
Dans la discussion, la chroniqueuse a exprimé des préférences personnelles en matière de présentation des journaux télévisés : « Alors, moi, je vais être très franche, à part Anne-Claire Coudray, je préfère un présentateur homme. Peut-être parce que… Étant une femme hétéro, j’aime bien voir un présentateur homme, je n’en sais rien. J’adore le journal de Gilles Bouleau. »
Sur la prestation de Léa Salamé, Morini-Bosc a parlé d’un « petit péché d’orgueil », suggérant que la présentatrice, forte de son aisance et de son talent, aurait pu penser « qu’elle allait grignoter du terrain facilement sur TF1 ». Cette analyse a été formulée dans le cadre d’un entretien vaste portant sur la visibilité des figures du journalisme télévisé.
Le départ de Sonia Mabrouk et la place des femmes puissantes
Le même entretien a aussi permis à Isabelle Morini-Bosc d’évoquer Sonia Mabrouk, récemment partie de CNews. Elle a qualifié Sonia Mabrouk de « femme puissante » et a commenté, sans entrer dans de longs développements, l’idée que l’ambition personnelle puisse conduire à un changement de cap professionnel : « Comme elle est une femme puissante, il y a forcément un moment où son ambition personnelle, elle en a et c’est légitime, allait la mener ailleurs. Pour le reste, j’ai aucun autre commentaire. »
Sonia Mabrouk, enceinte de son deuxième enfant, a annoncé vendredi dernier sa démission de CNews. Dans sa lettre de départ, la journaliste évoque une « altération certaine et effective de (s)a relation avec une partie de la direction de CNews » depuis sa prise de distance à l’égard du maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini. Elle y écrit aussi : « Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes. »
Cette rupture intervient après une prise de position de Sonia Mabrouk en direct concernant Jean-Marc Morandini, et elle a alimenté les discussions sur la ligne éditoriale et les rapports entre journalistes et direction au sein de la chaîne.
Un panorama des présentatrices et une posture d’observatrice
Au fil de l’entretien, Isabelle Morini-Bosc a cité d’autres visages du journalisme télévisé, comme Laurence Ferrari, et s’est présentée comme une « observatrice attentive » du parcours de ces personnalités. Son propos mêle appréciations personnelles et constats sur la visibilité des femmes à l’antenne.
Le jugement porté sur Léa Salamé — et la préférence affichée pour des présentateurs hommes, hormis Anne-Claire Coudray — reflète une lecture subjective du paysage audiovisuel. Il illustre aussi la manière dont les succès et les échecs perçus sont rapidement commentés dans un milieu où l’audience et la personnalité à l’écran sont scrutées.
À noter : la déclaration d’Isabelle Morini-Bosc a été recueillie dans le cadre du #BuzzTV du Figaro et a été relayée sur les réseaux sociaux (voir, notamment, le tweet reproduisant sa phrase-clé : “Léa Salamé fait moins bien qu’Anne-Sophie Lapix au 20h de France 2”, pic.twitter.com/iPri4HbR19). Les éléments cités ci‑dessus sont tirés de cet entretien et de la lettre publique de Sonia Mabrouk, telles que rapportées par Le Figaro.


