Sonia Mabrouk a annoncé sa démission de CNews et Europe 1 hier en fin d’après‑midi, déclenchant une onde de choc dans le paysage médiatique. Dans une dépêche envoyée à l’AFP « vers 19h20 », la journaliste a fait part de sa décision de quitter les deux antennes où elle officiait depuis de longues années. Cette rupture intervient après un différend ouvert avec sa direction, lié au maintien de Jean‑Marc Morandini malgré ses « deux condamnations définitives », et après près d’un mois de tensions internes.
Un départ annoncé après un bras de fer avec la direction
Selon le communiqué transmis à l’AFP, Sonia Mabrouk évoque « une altération certaine et effective de (sa) relation avec une partie de (sa) direction ». Dans ce texte, elle ajoute : « Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes. »
La tension avait déjà pris une tournure publique : lundi, peu avant son passage sur l’antenne de La grande interview, son supérieur hiérarchique, Serge Nedjar, l’aurait prise à partie en l’invitant à « prendre la porte ». Finalement, c’est bien la journaliste qui a choisi de partir. Actuellement enceinte, Sonia Mabrouk respectera toutefois un préavis d’un mois avant de quitter officiellement CNews et Europe 1.
Un retrait temporaire, puis un probable retour sur le service public
Malgré cette démission, Sonia Mabrouk ne ferme pas la porte à la télévision. Elle prévoit de se mettre en retrait dès le mois de mars pour mener la fin de sa grossesse à bien. Mais son retour est attendu à la prochaine rentrée, et il pourrait se faire sur le service public.
D’après nos confrères du Parisien, la direction de France Télévisions a déjà approché la journaliste pour lui confier les rênes des 4 Vérités de Télématin. Les 4V sont une séquence d’entretien politique d’environ dix minutes, diffusée en direct au sein de Télématin depuis 1987. Historiquement, cette rubrique a été incarnée par des visages reconnus : Gérald Leclerc y a officié pendant cinq ans, Françoise Laborde pendant plus de onze ans. Ces dernières années, Caroline Roux, Thomas Sotto puis Julien Arnaud se sont succédé à l’antenne. Depuis la rentrée, c’est Gilles Bornstein, journaliste à franceinfo, qui assure cette séquence.
L’approche de France Télévisions signalée par Le Parisien suggère que la candidature de Sonia Mabrouk à cette rubrique serait perçue comme un choix de poids, compte tenu de son profil d’intervieweuse politique et de sa notoriété.
Un nouveau rendez‑vous politique en prime envisagé
Toujours selon Le Parisien, si Sonia Mabrouk acceptait d’incarner Les 4 Vérités, elle pourrait en outre être intégrée au nouveau rendez‑politique en prime que France 2 prépare à l’approche de la présidentielle. La chaîne souhaite lancer, dans les mois à venir, un programme de grande audience dans la lignée d’émissions comme L’émission politique et Des paroles et des actes.
Le projet mentionné par Le Parisien placerait Caroline Roux à la présentation du programme, entourée d’un collectif d’intervieweurs politiques. Parmi les noms cités figurent Marc‑Olivier Fogiel, Benjamin Duhamel, Sonia Mabrouk et Geoffroy Lejeune. Ce dernier, personnalité associée à CNews et Europe 1, réfléchit lui aussi à un départ, ajoutent nos confrères.
Ces éléments, rapportés par Le Parisien, doivent être lus comme des pistes de travail en cours de discussion entre médias et personnalités. Aucune annonce officielle de prise de fonction n’a été communiquée à ce stade par France Télévisions ou par Sonia Mabrouk elle‑même au-delà du communiqué de démission.
Conséquences et réactions attendues
La démission de Sonia Mabrouk intervient dans un climat médiatique déjà marqué par des débats sur la ligne éditoriale et les responsabilités des directions. Son départ, et l’éventuelle migration vers le service public, pourraient rebattre les cartes des plateaux politiques à moins d’un an de l’élection présidentielle.
Pour l’instant, les montées en puissance de certains projets et les approches évoquées par la presse restent au stade de discussions. Sonia Mabrouk poursuivra son activité jusqu’à la fin du préavis d’un mois, puis se retirera pour sa grossesse avant un retour programmé à la rentrée, si les négociations aboutissent.
Les chaînes concernées n’ont pas, pour l’heure, publié de communiqué officiel détaillant la suite des événements ou des remplacements. Les prochains jours devraient préciser les contours de ce feuilleton médiatique, entre départs, recrutements et adaptations d’antenne.


