Bruno Guillon, visage familier du petit écran, a surpris par la franchise avec laquelle il s’est confié sur des épisodes intimes de sa vie. Invité le jeudi 5 février 2025 de l’émission On refait la télé sur RTL, animée par Éric Dussart et Jade, l’animateur de France 2 est revenu sans détour sur son rapport à l’image et sur des interventions chirurgicales qu’il qualifie lui-même de « réparatrices ». Dans une atmosphère détendue, il a mêlé humour et sincérité pour évoquer des complexes longtemps tus.
Un complexe d’enfance assumé
C’est par une formule teintée d’autodérision que Bruno Guillon a expliqué l’origine de son malaise : « Oui, j’ai eu recours à la chirurgie réparatrice, car j’avais les oreilles du Prince Charles ! » La boutade a déclenché des rires en studio, mais le souvenir reste sérieux.
L’animateur a raconté une enfance marquée par des oreilles décollées et très prononcées. « J’arrivais à faire des catapultes avec mes oreilles. J’avais des oreilles d’éléphant », a-t-il confié, mi-amusé, mi-lucide. Selon ses propos, la protrusion était telle qu’il devait plaquer ses oreilles contre ses tempes pour dormir.
Plus étonnant, Bruno Guillon a précisé qu’il ne disposait pas d’un pavillon de lobe correctement formé. Cette particularité anatomique l’a conduit à subir plusieurs interventions successives afin de corriger la forme de son oreille. Il insiste pour inscrire ces opérations dans le registre du médical et du réparateur, et non dans celui d’une recherche de perfection esthétique.
La pression de l’image à ses débuts
L’animateur admet que la nécessité de modifier son apparence a été liée à sa volonté d’entrer dans l’univers de la télévision. « C’est compliqué quand tu veux commencer à faire de la télévision », a-t-il expliqué au micro de RTL. Dans un milieu où le regard du public est constant et parfois impitoyable, certains détails physiques prennent une place disproportionnée.
Bruno Guillon, passé par la radio avant de s’imposer sur le petit écran, connaît bien ces exigences. Pour lui, corriger un élément qui le mettait mal à l’aise devant la caméra relevait autant d’un besoin personnel que d’une adaptation professionnelle. Il ne présente pas sa démarche comme un désir de conformisme, mais comme une façon de se sentir en accord avec lui-même face au regard des téléspectateurs.
Son discours prend la forme d’un constat pragmatique : quand l’image est au cœur du métier, trouver des solutions pour éviter un complexe visible devient parfois nécessaire. Il a choisi d’en parler ouvertement, contribuant ainsi à lever un tabou que beaucoup de personnalités hésitent à aborder publiquement.
Des dents à refaire après un traitement médical
L’intervention sur les oreilles n’a pas été la seule étape de son rapport à l’apparence. Bruno Guillon a également raconté avoir refait ses dents. La cause n’est pas esthétique au départ, mais médicale : « J’ai pris de la tétracycline quand j’étais petit, et ça m’a jauni les dents. Elles étaient devenues couleur cuir », a-t-il déclaré.
La tétracycline, antibiotique prescrit autrefois chez les enfants, peut entraîner une coloration durable de l’émail. Pour l’animateur, ce n’était pas un caprice, mais une conséquence visible d’un traitement reçu pendant l’enfance et devenue gênante une fois sur le devant de la scène.
Refaire ses dents s’est donc imposé comme une étape visant à corriger un héritage médical qui pesait sur sa confiance en lui, et non comme une simple démarche esthétique.
Un récit entre humour et sincérité
Au fil de l’entretien, Bruno Guillon a alterné autodérision et lucidité. Son ton a permis d’aborder des sujets sensibles sans dramatisation, tout en rappelant l’impact psychologique de certains complexes corporels.
En parlant de ses opérations comme de réparations, il revendique une approche pragmatique de son corps et de son image. Cette transparence questionne les tabous qui entourent la chirurgie chez les personnalités publiques et offre un témoignage personnel sur le poids du regard extérieur.
« Je pouvais faire des catapultes avec mes oreilles » : Bruno Guillon explique pourquoi il a eu recours à la chirurgie esthétique @BrunoGUILLONOff était l’invité d’ @E_Dussart et Jade dans @OnRefaitLaTele sur #RTL pic.twitter.com/FN1Axz2QgN
Le ton de son récit, volontairement léger, n’empêche pas la gravité sous-jacente du sujet : l’image reste un enjeu central dans les métiers de l’audiovisuel, et les choix qui en découlent mêlent intime et professionnel.


