Depuis mercredi 4 février 2026, le nom de Matthieu Delormeau est au cœur d’une polémique née d’un article du Parisien évoquant un présumé incident dans un commissariat. L’affaire a pris une nouvelle ampleur jeudi 5 février 2026, lorsque Bruno Pomart, ancien policier du RAID, est revenu longuement sur les faits sur le plateau de TBT9, face à Cyril Hanouna.
Sur le plateau de TBT9, le récit de Bruno Pomart
Intervenant dans l’émission, Bruno Pomart a livré un témoignage sévère à l’encontre du chroniqueur. Il affirme que « Matthieu Delormeau a totalement dérapé » lors de sa venue au commissariat, où il se serait rendu à la suite, selon lui, d’« une queue de poisson », un motif que l’ex-policier juge « disproportionné » pour déposer plainte.
Pomart décrit une ambiance tendue à l’intérieur du poste : « Il avait plutôt un comportement relativement instable (…) des moments de hauts et des moments de bas. » Toujours selon son récit, Delormeau aurait tenu « des propos déplacés vis-à-vis des policiers », allant jusqu’à lâcher : « Vous feriez mieux de vous occuper des quartiers. »
L’ancien membre du RAID insiste également sur les règles de fonctionnement d’un commissariat : « On n’est pas reçu dans les dix minutes, même si on s’appelle Matthieu Delormeau et qu’on est connu. » Il juge donc l’impatience du chroniqueur injustifiée et explique que la situation aurait dégénéré au moment du départ : « Il s’est barré en traitant (…) ‘police de merde’, ‘vous êtes des charlots’. On ne dit pas ça à des gens représentant l’autorité publique, c’est inadmissible. »
Selon Bruno Pomart, les policiers auraient alors « fait leur boulot » en rédigeant un rapport et en portant plainte. Ces éléments ont été exposés en direct, sous le regard de l’animateur Cyril Hanouna.
Trois mois de prison avec sursis : une affirmation contestée
Lors de son intervention, Bruno Pomart a aussi évoqué une condamnation antérieure : il affirme que Matthieu Delormeau aurait parlé « de son affaire des trois mois de prison avec sursis suite à ses affaires de stup’ ». Pour Pomart, la plainte des policiers « peut aller loin puisqu’il a eu trois mois avec sursis. Vous savez ce que c’est le sursis. Si on fait tomber le sursis, voilà, c’est la prison ». Cette hypothèse, exposée en plateau, situe l’affaire sur un terrain potentiellement lourd de conséquences judiciaires.
Face à ces allégations, Matthieu Delormeau a immédiatement réagi publiquement sur son compte X (ex-Twitter). Dans un message publié quelques minutes après la prise de parole de Bruno Pomart, il a catégoriquement démenti : « Je n’ai jamais été condamné à 3 mois de prison, avec ou sans sursis ! Mon casier judiciaire est vierge. Et c’est un policier qui vient affirmer cela en direct (Bruno que je croyais toujours impeccable) 🙈. @TBT9_W9 »
Réponse publique et suite juridique annoncée
Au-delà du démenti, Matthieu Delormeau a précisé sur X qu’il souhaitait engager des démarches : il a indiqué attendre « le 12 février, date à laquelle [son] avocat sera à Paris pour [qu’il] puisse porter plainte doublement ». Le détail exact des plaintes qu’il envisage n’a pas été précisé dans ses messages, mais la formulation suggère une double action judiciaire, sans autre précision publique pour l’instant.
De son côté, Bruno Pomart, en tant qu’ancien policier, a livré un témoignage factuel d’après son point de vue et son interprétation des événements au commissariat. Les versions divergent nettement : d’un côté, des accusations de propos déplacés et d’un rappel à l’ordre des forces de l’ordre ; de l’autre, un démenti catégorique sur l’hypothèse d’une condamnation antérieure et l’annonce d’un recours juridique par le chroniqueur.
Cette affaire, née d’une révélation du Parisien le 4 février, reste en développement. Les deux camps ont pris la parole publiquement et affichent des positions opposées. La date du 12 février apparaît désormais comme un point d’étape attendu pour connaître les suites juridiques que Matthieu Delormeau entend donner à ces allégations.


