Selon des informations révélées par le journaliste Clément Garin et l’équipe de l’émission Quotidien, des tensions seraient nées entre Sonia Mabrouk et la direction de CNews après la condamnation définitive de Jean‑Marc Morandini. La polémique, qui mêle questions d’éthique, choix éditoriaux et relations internes, a pris une tournure publique cette semaine avec l’absence remarquée de la journaliste à l’antenne.
Contexte : la condamnation de Jean‑Marc Morandini
La Cour de cassation de Paris a condamné Jean‑Marc Morandini le 14 janvier 2026. La peine prononcée est de deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs, pour des messages à caractère sexuel adressés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Le journaliste a également été condamné à 20 000 euros d’amende et se voit définitivement interdit d’exercer une profession en contact avec des mineurs.
Ces décisions judiciaires ont relancé le débat sur la présence de Morandini sur les antennes du groupe, et exposé en public les divisions internes à CNews.
La position publique de Sonia Mabrouk
Interrogée à ce sujet par le député PS Jérôme Guedj, invité de La grande interview diffusée sur Europe 1 et CNews, Sonia Mabrouk a pris la parole pour clarifier sa position. Jérôme Guedj lui avait demandé : « Comment vivez‑vous aujourd’hui le fait que Jean‑Marc Morandini se retrouve maintenu sur l’antenne de votre groupe ? Je serais heureux de connaître la position d’une femme libre comme vous. »
Sonia Mabrouk a répondu en distinguant sa loyauté envers sa hiérarchie et ses convictions personnelles. « Il s’agit d’une décision qui ne m’appartient pas. C’est la décision de CNews qui a assumé cette décision par fidélité, semble‑t‑il, à son égard. J’ai beaucoup de respect pour ma direction, pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela, et en aucun cas c’est une complaisance morale », a‑t‑elle déclaré.
Elle s’est présentée comme « une femme libre, une citoyenne, une mère de famille » et a rappelé être « personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles ». Elle a aussi exprimé sa préoccupation pour « les victimes et les mineurs » et insisté : « Le respect de chacun, la dignité de chaque personne, et la sanctuarisation de l’intégrité physique et morale de chacun. Ça, ce n’est pas négociable. »
Un désaccord interne devenu public ?
D’après les révélations de Clément Garin, relayées par Quotidien, la prise de distance publique de Sonia Mabrouk vis‑à‑vis du maintien de Morandini aurait provoqué une vive altercation avec la direction de la chaîne. L’incident serait intervenu le mercredi 4 février 2026, quelques minutes avant l’enregistrement de La grande interview.
Selon ces sources, Sonia Mabrouk se trouvait en loge maquillage avant 8 heures lorsque Serge Nedjar, directeur général de CNews, serait venu la voir. Toujours d’après les témoignages rapportés, il lui aurait lancé : « Jean‑Marc Morandini restera coûte que coûte. Et ceux qui ne sont pas contents, c’est la porte, la porte, la porte. » La journaliste aurait répondu : « Mais c’est moi la porte ? »
Ces échanges sont présentés comme vifs et auraient abouti à une décision interne : après son entretien avec Franz‑Olivier Giesbert, Sonia Mabrouk n’aurait pas assuré la tranche MidiNews, diffusée après Morandini Live. Elle a été remplacée par Elodie Huchard. Pour l’heure, aucune date de retour à l’antenne n’a été communiquée.
Il convient de souligner que l’altercation est qualifiée de « présumée » dans les comptes rendus, et que ces éléments proviennent de sources internes et d’enquêtes de journalistes. Certaines précisions restent donc non officiellement confirmées par la direction de CNews.
Conséquences et incertitudes
La situation pose plusieurs questions sur la manière dont les chaînes gèrent les choix de programmation face à des décisions de justice et aux réactions de leur personnel. Sonia Mabrouk, qui attend son deuxième enfant, a réaffirmé son engagement contre les violences sexuelles tout en déclarant son respect pour sa hiérarchie.
À ce stade, la nature exacte des échanges entre la journaliste et la direction, ainsi que les décisions prises en interne, n’ont pas été formellement expliquées par CNews au public. Les révélations de Clément Garin et la diffusion par Quotidien alimentent le débat, mais la version officielle de la chaîne reste à préciser.
En l’absence d’annonce officielle sur un éventuel retour de Sonia Mabrouk, la rédaction et les téléspectateurs devront patienter pour connaître l’issue de ce conflit apparent.


