Gérard Depardieu se retrouve de nouveau au centre d’une polémique après la diffusion, ce mercredi 4 février 2026 sur TMC, d’extraits inédits tirés d’un reportage de Quotidien. Ces images, tournées en 2022 sur le plateau du film Umami, montrent l’acteur proférer des propos crus et sexistes adressés à des membres de l’équipe et à des figurantes. Les séquences relancent un dossier judiciaire et médiatique déjà chargé autour du comédien depuis 2018.
Des images troublantes diffusées par Quotidien
Les extraits publiés par l’émission et relayés sur le compte Instagram de Quotidien montrent des échanges hors du cadre de jeu, captés entre deux prises. On y entend notamment Gérard Depardieu lancer : « Viens ma Sarah, arrache-moi la culotte ! » et qualifier une figurante de « une belle salope ». Parmi d’autres répliques, il s’exprime aussi au sujet de Sandrine Bonnaire, sa partenaire à l’écran : « Tu pars avec Louise, et puis tu l’embrouilles là-bas. Tu l’emmènes et tu la désosses, comme un petit pied de porc ». Une remarque d’allusion sexuelle sur le potager et des concombres est également audible.
Selon les journalistes ayant capté ces images, ces propos ont été tenus devant l’équipe du film. La séquence ne montre pas de réaction immédiate visible de la production, ni d’intervention pour mettre un terme à ces échanges. Les images ont été mises en avant par Quotidien comme révélatrices d’un comportement qui se serait déroulé hors caméra, entre prises.
Un dossier judiciaire ouvert depuis 2018
Le nom de Gérard Depardieu n’est plus seulement associé à ses rôles marquants, mais aussi à une série d’accusations et de procédures judiciaires. En 2018, l’actrice Charlotte Arnould a porté plainte contre lui, l’accusant de deux viols présumés commis en août 2018 dans un appartement parisien. Après plusieurs années d’enquête et des rebondissements, une juge d’instruction a ordonné, en août 2025, le renvoi de l’acteur devant la cour criminelle pour viol et agressions sexuelles dans cette affaire.
Parallèlement, Gérard Depardieu a été jugé à Paris en mars 2025 pour des faits distincts, relatifs au tournage du film Les Volets verts en 2021. Lors de ce procès correctionnel, plusieurs témoins ont décrit des attouchements non consentis et un comportement jugé offensant. Le 13 mai 2025, le tribunal l’a reconnu coupable d’agressions sexuelles dans cette affaire et l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis, assortis de son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et de l’obligation de verser des indemnités aux victimes. L’acteur, absent lors de la lecture du jugement, a fait appel de cette décision.
Tout au long de ces affaires, Gérard Depardieu a nié les faits qui lui sont reprochés. Les nouvelles images diffusées alimentent désormais le débat public et relancent l’attention médiatique autour de sa conduite sur les plateaux et en dehors.
Réactions et portée des images
La diffusion de ces séquences intervient dans un contexte déjà sensible, où la parole des victimes et les enquêtes judiciaires ont progressivement mis au jour des accusations contre des personnalités du cinéma. Les propos rapportés ici sont explicites et peuvent être perçus comme humiliants et sexistes par celles et ceux qui les entendent. Les journalistes de Quotidien précisent que les images datent de 2022 et ont été tournées pendant la production du film Umami.
À ce stade, la diffusion de ces extraits par TMC et Quotidien constitue un élément médiatique supplémentaire. Il n’est pas indiqué dans les images diffusées si des suites judiciaires immédiates découleront de ces nouvelles révélations. Les mentions publiées par l’émission sur Instagram accompagnent le reportage sans, à notre connaissance, annoncer de plainte nouvelle liée à ces séquences.
Ces révélations s’ajoutent donc à un ensemble de procédures et d’accusations anciennes et récentes. Elles posent de nouveau la question de la responsabilité des productions et de la protection des personnes sur les plateaux, tandis que les procédures en cours continuent de suivre leur cours judiciaire.


