Camille Cerf occupe depuis cette année une place inédite au sein de l’univers Miss France : celle de première « marraine » destinée à accompagner et protéger la lauréate pendant son règne. Présentée comme une réponse aux dérives et aux difficultés auxquelles sont parfois confrontées les reines de beauté, cette nouvelle fonction relance le débat : est‑elle nécessaire et efficace ?
Un rôle inédit pour accompagner une exposition soudaine
Dans les colonnes de Public.fr, Camille Cerf a résumé le phénomène en des termes saisissants : « il n’y a rien de plus violent que de devenir Miss France ». Cette phrase a servi de point de départ à la réflexion sur la mise en place d’un soutien institutionnalisé.
Cindy Fabre, ancienne Miss France et désormais voix entendue sur ces sujets, estime que la création d’un rôle de marraine répond à un besoin réel. « Devenir Miss France est un tsunami émotionnel », rappelle‑t‑elle. Elle décrit l’épreuve que représente le passage de l’anonymat à une exposition médiatique immédiate. « Dès la minute de l’élection, la Miss doit répondre aux journalistes avec assurance, comme si elle avait déjà une solide expérience, sans droit à l’erreur. »
Pour Cindy Fabre, l’idée qu’« une seule Miss France peut comprendre une autre Miss France » justifie le choix de Camille Cerf. Sa présence, selon elle, est « bénéfique » : elle apporterait l’expérience et le recul nécessaires pour accompagner la nouvelle élue dans les moments clés de son année.
Reconversion : liberté de choix et réactions
Le sujet des anciennes Miss qui quittent le cadre traditionnel a également été abordé. Public.fr évoque Lucille Moine, 25 ans, élue Miss Champagne‑Ardenne en 2019 et aujourd’hui candidate de l’émission L’île de la tentation. La question de la pertinence d’une telle reconversion a été posée.
Cindy Fabre adopte une position simple et claire : « Une fois son année passée, chaque ancienne Miss est libre de ses choix et de ses orientations. Même s’ils sont éloignés des valeurs portées par Miss France. » Elle fait remarquer que Lucille a été élue il y a six ans et que sa trajectoire lui appartient pleinement. De la même façon, Delphine Wespiser, Miss France 2012, a trouvé sa voie dans l’audiovisuel, sans que cela n’étonne outre mesure.
La nouvelle Miss sous les yeux
La rédaction a aussi demandé à Cindy Fabre si elle suivait le parcours de la nouvelle Miss, Hinaupoko Devèze. Sa réponse est favorable : « Je suis le parcours d’Hinaupoko avec attention. Elle incarne son titre avec beaucoup d’élégance et d’authenticité, des qualités auxquelles je suis sensible. »
Elle loue chez la jeune femme une « force tranquille » et une grande maturité. Son conseil est simple et pragmatique : « rester naturelle et spontanée. C’est ainsi qu’elle marquera son règne et qu’elle restera, comme nous toutes, dans l’esprit des Français grâce à cette présence si particulière. »
Polémique et volonté de clore le dossier
La dernière édition n’a pas été épargnée par la controverse. Public.fr rappelle des propos rapportés de Miss Aquitaine 2025, Aïnhoa Lahitete, et Miss Provence, Julie Zitouni, qui auraient qualifié le top 12 de « Toutes des grosses putes ». Interrogée sur la réaction du comité et sur l’exclusion des intéressées, Cindy Fabre a préféré ne pas rouvrir la plaie :
« Je ne souhaite pas raviver une polémique passée qui a déjà fait beaucoup de bruit et qui a été dévastatrice pour beaucoup. Les décisions ont été prises. Le sujet mérite aujourd’hui d’être clôturé et d’être mis sur le compte d’une erreur de jeunesse. »
Sa position se veut apaisante et vise à protéger les protagonistes autant que l’institution. Elle souligne implicitement la difficulté pour les jeunes femmes de gérer l’effet d’une parole publique amplifiée par les réseaux et les médias.
Tensions internes et rumeurs de conflit
Enfin, Cindy Fabre a répondu aux rumeurs récurrentes d’une rivalité avec Sylvie Tellier. Elle balaie l’idée d’une guerre ouverte mais reconnaît l’existence de tensions. « Il y a eu des tensions, liées à des méthodes et à des façons d’être différentes. Tout cela a déjà été largement exposé et commenté, et les Français ont compris. »
L’ensemble des réponses dessine un paysage où la mise en place d’un rôle de marraine semble être perçue comme une réponse pragmatique aux risques liés à l’exposition médiatique. Pour Cindy Fabre, l’expérience de Camille Cerf peut contribuer à mieux protéger et conseiller la nouvelle Miss, sans pour autant effacer les défis qui accompagnent inévitablement la couronne.


