Catherine Laborde, visage familier de la météo sur TF1, a laissé une empreinte profonde dans le paysage audiovisuel français. Atteinte de la maladie à corps de Lewy, elle s’était progressivement retirée de la scène médiatique avant de s’éteindre en janvier 2025, à l’âge de 73 ans. Son décès a réuni une famille très liée : son mari Thomas Stern, ses sœurs Geneviève et Françoise Laborde, ainsi que ses filles Pia et Gabrièle, auxquelles elle a transmis sa maison de l’Île-d’Yeu.
La maison de l’Île-d’Yeu, un héritage chargé de souvenirs
Dans une interview accordée au magazine Gala, Pia et Gabrièle Laborde sont revenues longuement sur la « dernière demeure » de leur mère et sur l’importance affective de cette maison. Elles décrivent un lieu où souvenirs et rituels familiaux se mêlent, désormais transmis aux générations suivantes.
« On a beaucoup de chance », répètent-elles, insistant sur la place centrale qu’occupait la maison pour les enfants et petits-enfants. Gabrièle raconte la première visite familiale après le décès : « La première fois qu’on y est retournés après son décès, en avril dernier, ils avaient fait des dessins et quand on a ouvert la maison, ils ont crié ‘Caaaath !’, comme ils l’ont toujours fait. Ils savaient qu’elle n’était plus là, mais quelque part, son amour sera toujours présent dans les murs. C’est ce qu’elle souhaitait ». Ces mots illustrent l’attachement profond que la famille porte à ce lieu.
Veillée familiale et derniers instants
Pia et Gabrièle décrivent ensuite les derniers jours de leur mère, vécus en famille et dans l’intimité. « On s’est organisés et on s’est retrouvés à son chevet, ma sœur, notre père (Jimmy, ndlr), son aide-soignante Alexandra et moi. On a pris le relais de ses sœurs, venues lui dire au revoir. Elle était encore consciente et très lucide », confie Gabrièle.
Pia complète le récit en évoquant les gestes quotidiens et la douceur de ce temps partagé : « On a passé huit jours dans notre bulle, à se parler, se câliner. On a écouté de la musique, mangé à côté d’elle dans sa chambre, veillé à ce qu’il y ait des fleurs nouvelles tous les jours et des bougies allumées pour rendre l’atmosphère chaleureuse. Chacun avait son petit rôle. Gabrièle était toujours auprès de maman, moi je faisais des courses et je cuisinais ». Ces détails témoignent d’une attention constante et d’une présence collective jusqu’aux derniers instants.
La cadette de Catherine Laborde revient aussi sur la manière dont la famille a navigué ces moments. « Notre père nous forçait à faire une balade tous les jours au bord de la mer pour qu’on prenne l’air. C’était un vrai huis clos. On aurait dit un confinement. Aujourd’hui, on réalise la chance qu’on a eue de profiter d’elle jusqu’à ce qu’elle tombe dans un coma profond. À ce moment-là, son mari a pris le relais. On lui a dit au revoir et on savait qu’on ne la reverrait sûrement pas, mais c’était serein parce qu’elle avait décidé de partir », relate-t-elle.
Un legs affectif et matériel
Au-delà du chagrin, les filles de Catherine Laborde soulignent l’importance de préserver un héritage vivant. La maison de l’Île-d’Yeu, transmise à Pia et Gabrièle, n’est pas seulement un bien immobilier : c’est un repère affectif où se retrouvent plusieurs générations. Elles insistent sur la nécessité de maintenir la présence maternelle dans les lieux, par les habitudes et les souvenirs que les enfants y portent encore.
Gabrièle exprime cette continuité avec émotion : « Dès qu’on peut, on s’y rend. On a beaucoup de chance, c’est une très belle maison ! Et puis, c’est important pour nos enfants qui y ont passé toutes leurs vacances, de retrouver cet endroit ». La maison devient ainsi un point de repère et un vecteur de mémoire familiale.
Ces témoignages, livrés à Gala, offrent une vision intime des derniers jours d’une figure connue du grand public. Ils montrent comment, dans la douleur comme dans la tendresse, la famille a choisi la proximité, le partage et le maintien de traditions qui prolongent la présence de Catherine Laborde dans le quotidien de ses proches.


