Une foule recueillie a pris place le mercredi 28 janvier 2026 à l’église Saint-Roch, à Paris, pour un ultime hommage à Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre dernier après un long combat contre la maladie. Près de 700 anonymes étaient présents pour saluer celle qui demeure une icône du cinéma français et une figure engagée en faveur des animaux.
Une cérémonie marquée par une image saisissante
La messe, empreinte de solennité, réunissait aussi quelques personnalités du paysage culturel français, dont Michel Drucker et Hugues Aufray, venus rendre hommage à l’actrice et militante. Mais c’est un moment étrange et puissant qui a retenu l’attention : l’entrée, dans la nef, d’un cheval noir — un frison — qui a avancé lentement jusqu’à l’autel.
Le destrier a fait son apparition sur les premières notes de Comic Strip, le morceau popularisé en duo par Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg. Le contraste entre l’atmosphère religieuse et la dimension théâtrale de la scène a produit un silence presque révérencieux parmi les fidèles, nombreux à paraître stupéfaits et émus.
Un symbole directement lié à la vie de Brigitte Bardot
Le cheval portait une bannière de procession en vichy rose, clin d’œil explicite à l’image de Bardot dans les années 1960 et élément de dress code annoncé pour cette cérémonie inhabituelle. Ce choix esthétique a été perçu comme une façon de concilier l’icône glamour et la femme attachée à une certaine simplicité.
La présence de l’animal dans un lieu sacré a résonné comme une ultime déclaration publique de l’amour de Brigitte Bardot pour les animaux. Tout au long de sa vie, Bardot s’est fait connaître pour son engagement en faveur du vivant et des droits des animaux; la scène a donc paru à beaucoup comme une évidence symbolique plutôt qu’une simple mise en scène.
Il convient de préciser que l’introduction d’un cheval dans une église reste une démarche exceptionnelle et rare. Les réactions, silencieuses ou plus manifestes, ont montré combien cette image parlait aux participants, mêlant émotion, hommage et provocation affective.
Interventions et hommages lors de la messe
La chanteuse Jeane Manson, visiblement émue, a pris la parole et interprété un Ave Maria bouleversant. Elle a salué Brigitte Bardot avec ces mots : « une âme libre et singulière, reliée à la nature et au vivant, attirant les animaux, les fragiles et les sans-voix, comme dans un pays de fées ». Cette formulation a trouvé un écho profond dans l’assemblée, où nombre de présents ont vu résumée l’essence de la personnalité publique de Bardot.
Outre les personnalités citées, la cérémonie a laissé place à un recueillement partagé entre proches, amis et anonymes, dans une église où la solennité a rencontré parfois la mise en scène. Le mélange de traditions funéraires et d’éléments symboliques propres à la défunte a structuré un hommage hors du commun.
Les détails rapportés — nombre d’assistants, présence du frison, choix musical et bannière en vichy rose — ont donné à l’événement une tonalité à la fois intime et médiatique. Ils s’inscrivent dans la mémoire collective de la personnalité publique que fut Brigitte Bardot.
Si cette cérémonie a suscité l’émotion, elle rappelle aussi les contradictions d’une carrière où glamour, scandale et engagement public se sont souvent entrecroisés. La présence animale en lieu sacré, le recours à une chanson emblématique et la diction d’un hommage lyrique incarnent cette complexité.
Sans chercher à édulcorer la portée du moment, on retiendra que l’hommage rendu le 28 janvier à Saint-Roch a choisi de souligner, jusque dans sa mise en scène, le lien indéfectible qu’entretenait Brigitte Bardot avec le vivant — une des dimensions les plus marquantes de son héritage public.


