Depuis son sacre le 6 décembre 2025, Hinaupoko Devèze a vu sa vie basculer. Élue Miss France 2026 au Zénith d’Amiens, la jeune femme de 23 ans originaire de Tahiti vit un rythme de vie complètement transformé : interviews qui s’enchaînent, voyages presque chaque semaine et une exposition médiatique constante qui a rapidement redessiné son quotidien.
Un rythme effréné
Être Miss France signifie accepter de suspendre sa vie personnelle. Depuis son couronnement, Hinaupoko Devèze parcourt la France et l’outre-mer pour répondre aux sollicitations liées à son titre. Entre interviews, événements caritatifs, cérémonies officielles et séances photo, son planning est millimétré et laisse peu de place à l’improvisation.
La Polynésienne reconnaît mesurer la chance qui lui est offerte, mais concède aussi les difficultés du rythme imposé : ce n’est « pas forcément évident » à tenir sur la durée. Loin de son île natale, elle doit composer avec l’éloignement de sa famille, la perte de ses repères et la routine d’avant sacre. Ce sacrifice, accepté par devoir, pèse parfois sur le moral.
Des retrouvailles chargées d’émotion
Selon Télé-Loisirs, le lundi 27 janvier, Hinaupoko Devèze a pu retrouver les siens à Papeete. Sur place, elle a eu beaucoup de mal à retenir son émotion : « Je n’ai pas encore dit bonjour à tout le monde que je pleure déjà. Merci de m’avoir portée, chacun ici a apporté sa pierre à l’édifice. J’ai si hâte de vous serrer dans mes bras… », a-t-elle lancé après un premier bain de foule, en versant quelques larmes.
Lors de ces retrouvailles, la reine de beauté a partagé des moments privés avec de nombreux proches. Elle a notamment été honorée par une chanson interprétée par Rataro et Kauana, intitulée simplement « Hinaupoko ». « C’est magnifique, quel honneur vous me faites ! », les a-t-elle remerciés.
Une année aussi prestigieuse qu’éprouvante
En conférence de presse, Hinaupoko Devèze a évoqué l’éloignement comme un facteur pesant sur son moral : « Ma famille et mes amis savent dans quoi je me suis engagée. Ce n’est pas forcément évident avec, en plus, la distance et le décalage horaire, mais cela ne dure qu’un an. Je les ai préparés à cela et ils me soutiennent. »
À plusieurs reprises depuis son sacre, elle a insisté sur l’importance du soutien familial pour tenir le rythme. Ces retrouvailles à Tahiti, chargées d’émotion, ont rappelé l’importance des liens affectifs pour la jeune femme. Derrière le sourire médiatique, se dessine aussi une réalité plus humaine : la gestion de la pression, de la fatigue et de la solitude occasionnelle.
Si Hinaupoko Devèze savoure les premiers moments de son règne, l’expérience montre déjà que ce rôle, aussi honorifique soit-il, exige des compromis. Sa parole souligne une vérité simple : un mandat d’un an peut être aussi prestigieux qu’éprouvant, surtout lorsqu’il impose des séparations et des sacrifices personnels.


