Ce 28 janvier 2025, Pierre Niney est à l’affiche de Gourou, réalisé par Yann Gozlan, où il incarne un coach en développement personnel aussi fascinant qu’inquiétant. Le film questionne notre besoin de guides spirituels. Hasard du calendrier ou pas, la quête de sens occupe une place centrale aussi dans la vie privée de l’acteur : Natasha Andrews, sa compagne depuis plus de quinze ans, s’est imposée loin des plateaux comme une voix influente du bien-être holistique.
Un parcours entre Australie et Paris
Née à Brisbane, Natasha Andrews grandit au contact d’une nature brute avant de s’installer à Paris à 18 ans. Elle suit les cours du Cours Florent, où elle rencontre Pierre Niney en 2008. Depuis, leur relation perdure et le couple est parent de deux filles : Lola (née en 2017) et Billie (née en 2019).
Au départ, Natasha s’essaie à l’art dramatique et on l’aperçoit notamment dans Magic in the Moonlight de Woody Allen. Photographe sensible aux corps, à la lumière et aux paysages, elle développe parallèlement une approche personnelle du bien-être ancrée dans la nature et les pratiques traditionnelles.
Flows : un livre, une philosophie
Avec son premier livre, Flows (éditions Hachette), Natasha Andrews franchit une nouvelle étape. Conçu comme un voyage intérieur au fil des saisons, l’ouvrage mêle textes, mantras, recettes, conseils de soins et photographies. Elle y partage une philosophie orientée vers le ralentissement et l’écoute de soi.
« Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait attendre d’être prête pour transmettre. Mais il n’y a pas de moment parfait », confie-t-elle, résumant la posture qui structure son travail : transmettre sans attendre la perfection. Son propos séduit un public en quête d’authenticité et de pratiques concrètes pour mieux vivre.
Une approche holistique, pas une emprise
La pratique de Natasha Andrews repose sur une vision holistique : le corps, l’esprit et l’environnement sont reliés. Elle évoque cycles féminins, lien à la lune, respiration, alimentation réconfortante, bains d’huile et marches en forêt. À propos de l’hiver, elle explique : « La nature nous montre le chemin : tout se retire vers les racines pour se régénérer. »
Plutôt que de promouvoir un bien-être « instagrammable », Natasha présente le soin de soi comme une discipline quotidienne et une forme d’intériorité. Elle revendique une posture non autoritaire : « Ce que je suis, ici et maintenant, est déjà complet », dit-elle, privilégiant la transmission et l’autonomie plutôt que l’emprise.
Sa pratique du mantra est également présentée sous un angle physiologique, liant vibration, souffle et système nerveux. « Le OM réharmonise le corps et le mental », affirme-t-elle, montrant sa volonté d’articuler traditions ancestrales et compréhension contemporaine des effets du souffle et du son sur le corps.
Deux visions du « gourou » qui se répondent
Le parallèle entre le personnage interprété par Pierre Niney et la figure publique de Natasha Andrews interpelle. D’un côté, la fiction explore les dérives possibles d’un coach charismatique ; de l’autre, la vie intime raconte une pratique qui insiste sur l’autonomie et la bienveillance.
Leur duo paraît naviguer entre deux mondes complémentaires : la frénésie des plateaux et la lenteur des rituels quotidiens. Natasha, discrète, évoque la maternité et les cycles comme des tournants intérieurs. Pierre Niney, à travers son rôle, questionne les limites du pouvoir spirituel. Ensemble, ils offrent deux lectures contemporaines d’un même besoin sociétal : revenir à l’essentiel, respirer et écouter.


