Julien Lepers relance la polémique sur tête-de-nègre et défend pouvoir le dire librement — controverse sur racisme, censure linguistique et mémoire

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Julien Lepers a relancé le débat sur l’évolution du langage lors d’un entretien récent chez Jordan de Luxe, en défendant sans hésitation l’emploi d’un terme aujourd’hui jugé offensant par beaucoup : la « tête-de-nègre ». L’ancien animateur de Questions pour un champion, qui est aussi chroniqueur dans l’entourage de Cyril Hanouna, a exprimé son agacement face à ce qu’il qualifie d’« interdictions » successives de mots et d’expressions du langage courant.

Un ancien présentateur qui regrette les « interdictions »

Invité du Jet de Luxe de Jordan de Luxe pour revenir sur sa carrière, son éviction de Questions pour un champion et les nouvelles têtes de France Télévisions, Julien Lepers a surtout été interrogé sur la censure linguistique. Jordan de Luxe a demandé : « Est-ce que vous trouvez que c’est grave aujourd’hui qu’on interdise ? »

Le journaliste-animateur, que certains présentent comme le « rival » de Samuel Étienne pour la succession de l’émission, n’a pas botté en touche. « Moi, je regrette », a-t-il répondu. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple du roman d’Agatha Christie, Les Dix Petits Nègres, rappelant que l’intitulé ne pouvait plus être employé aujourd’hui sans être modifié.

« Tu sais, le roman d’Agatha Christie. On ne peut plus dire : ‘Les dix petits nègres’ ou ‘Les douze petits nègres’. Je ne sais plus combien ils étaient. Il faut dire autre chose, maintenant. Il y a des tas de choses », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Les dix petits nègres, ça ne vous choque pas, vous ? »

La « tête-de-nègre » : une provocation assumée

Dans la conversation, Julien Lepers a abordé sans détour la dénomination de la pâtisserie dite « tête-de-nègre ». Malgré la reconnaissance par Jordan de Luxe du caractère raciste du mot « nègre », l’ancien animateur a maintenu qu’il ne trouvait rien de scandaleux à employer l’expression.

« Pas du tout », a-t-il répondu lorsque son interlocuteur l’a questionné sur une éventuelle offense. Lepers a même pris un exemple provocateur : « Tu sais, les pâtisseries, les têtes de nègre. On aurait dit tête de blanc, ça ne me choquait pas du tout. Tête de blanc ou tête de nègre, ça ne me choque pas du tout. »

Son ton est resté catégorique. Il a insisté pour une lecture détendue des appellations historiques et a relativisé la portée des mots, en affirmant que la couleur ou la référence ethnique associée à un dessert ne devrait pas nécessairement choquer.

Une anecdote en boulangerie

Pour illustrer son point, Julien Lepers a raconté une scène récente vécue dans une boulangerie. « Alors l’autre jour, je l’ai fait exprès. Je voyais une tête de nègre. C’est des petits filaments de chocolat autour. Et très fort, il y avait au moins une dizaine de personnes. ‘Bonjour Madame, je voudrais une tête de nègre, s’il vous plaît’. Ils se sont regardés. Mais c’est fou. Personne n’a rien dit, mais j’ai senti un petit malaise », a-t-il relaté, amusé.

Jordan de Luxe a indiqué partager le sentiment de malaise remarqué chez les clients présents. Malgré cela, Lepers n’a pas changé d’avis : « Attends, c’est normal ? Mais si tu me dis : ‘je voudrais une tête de blanc’ parce qu’il y a une pâtisserie blanche, ça ne me choquera pas du tout. Est-ce qu’on ne peut pas être un peu détendu à ce sujet ? »

Une prise de position assumée et clivante

L’intervention de Julien Lepers illustre la tension actuelle : d’un côté, une volonté de repenser des expressions et titres chargés d’histoire et de violence symbolique ; de l’autre, une frange qui dénonce ce qu’elle perçoit comme des excès de censure linguistique. Le camp de Lepers met en avant la tradition et l’habitude ; ses détracteurs rappellent que certains mots, même normalisés par l’usage, portent un lourd vécu historique et peuvent blesser.

Durant l’échange, les arguments n’ont pas abouti à un consensus. Julien Lepers a fait le choix d’une franchise claire et d’une posture iconoclaste, en refusant d’abandonner des formes de langage auxquelles il reste attaché. Jordan de Luxe, en rappelant le contexte raciste du terme, a tenté de souligner l’évolution des normes sociales et linguistiques.

Reste que, sur ce sujet sensible, les réactions du public et des acteurs culturels continuent d’évoluer, et les débats autour des noms de livres, des expressions populaires et des pratiques de dénomination des objets du quotidien restent vifs.

Society News

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