Sébastien Cauet, 53 ans, traverse une période contrastée. Si sa présence à la télévision s’est faite discrète ces dernières années, l’animateur connaît un regain de forme sur les ondes. Depuis sa prise en charge de la matinale d’Europe 2, les audiences ont nettement progressé, selon les derniers relevés de Médiamétrie.
Une matinale qui redresse la tendance
Aux commandes de l’émission du matin entre 7 heures et 11 heures, Cauet rassemble désormais 672 000 auditeurs. En un an, lui et son équipe ont gagné 148 000 nouveaux auditeurs, soit une hausse de 28% par rapport à la période précédente. Ces chiffres positifs laissent entendre que la direction pourrait lui renouveler sa confiance pour la saison prochaine.
Ce retour en force radio illustre la capacité de l’animateur à freiner l’érosion d’audience enregistrée lors des passages successifs d’autres animateurs avant lui. Professionnellement, la situation paraît donc favorable et stable.
Des accusations graves et des procédures parallèles
En revanche, la sphère personnelle de Sébastien Cauet est lourdement entachée par des procédures judiciaires. Au printemps 2024, il a été mis en examen pour viols et agression sexuelle portant sur quatre femmes. Trois de ces plaignantes seraient mineures au moment des faits allégués. Dès l’origine, l’intéressé conteste fermement ces accusations.
Au même moment, Cauet a porté plainte contre une influenceuse identifiée comme Jessica. Les éléments de la procédure, tels que rapportés, décrivent des échanges via WhatsApp la soirée de sa mise en examen. Selon l’accusation portée par Jessica, elle aurait été violée à trois reprises et aurait sollicité un « d e9dommagement de 30 000 euros » à verser sur le compte d’une amie productrice et influenceuse. Elle aurait menacé, en cas de refus, de se rendre à la brigade de protection des mineurs et d’adresser des preuves matérielles à Cyril Hanouna.
Face à ces demandes, le camp de Sébastien Cauet assure qu’il n’a pas cédé aux pressions et a saisi la justice. Les échanges décrits ont conduit à l’ouverture d’une enquête distincte pour tentative de chantage.
La mise en examen de Jessica et la convocation au tribunal
Les autorités n’auraient pas retenu la version de Jessica comme entièrement crédible. Selon les éléments diffusés, elle aurait par la suite tenté d’expliquer ces messages en les attribuant à une tierce personne. Les antécédents judiciaires de la plaignante sont également évoqués : son casier comporterait une douzaine d’affaires liées à des escroqueries, des abus de confiance et des vols. Ces mentions figurent dans le dossier, telles qu’elles ont été rapportées par la presse judiciaire.
Conséquence : le 22 janvier, Jessica a été convoquée devant le Tribunal de Nanterre pour répondre des faits de chantage qui lui sont reprochés. Lors de cette audience, un ancien complice de Cécile de Ménibus s’est également présenté à la barre afin d’être confronté à elle. Les détails de ces confrontations relèvent du procès-verbal et des débats qui se sont tenus en chambre correctionnelle.
Dans l’affaire concernant Sébastien Cauet, la mise en examen demeure un acte d’information judiciaire. À ce stade, aucune condamnation n’est mentionnée publiquement. L’animateur continue de nier les faits qui lui sont imputés et se trouve toujours en position de mise en examen concernant les accusations de viols et d’agressions sexuelles sur quatre femmes.
Ces dossiers parallèles — l’une relevant d’une enquête pour faits prétendus de violences sexuelles, l’autre d’une procédure pour tentative de chantage — illustrent la complexité judiciaire entourant la personnalité médiatique. Ils mêlent accusations graves, contestations et questions sur la crédibilité des témoins. Les suites de ces procédures détermineront l’évolution personnelle et professionnelle de l’animateur dans les mois à venir.


