Voilà plus de deux semaines que la Suisse est plongée dans le deuil après le drame survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Crans-Montana. Ce qui devait être une nuit de fête au bar Le Constellation s’est transformé en catastrophe : un incendie d’une violence extrême a ravagé l’établissement. Le bilan officiel fait état de quarante personnes décédées, dont vingt mineurs, et de plus d’une centaine de blessés, certains grièvement. Les images de la soirée et les témoignages des rescapés continuent de marquer les esprits, et la sécurité des lieux publics est aujourd’hui au cœur des préoccupations.
Une télévision italienne teste la mousse utilisée dans le bar
Mercredi 21 janvier 2026, l’émission Tout beau tout neuf sur W9 a diffusé et commenté des images en provenance de la télévision italienne Dentro la notizia. Ces images montrent un essai en direct de la mousse isolante suspectée d’avoir contribué à la propagation rapide du feu au Constellation.
Sur le plateau, le chroniqueur Gilles Verdez n’a pas caché son indignation. « Si c’est vraiment la même mousse, et je n’ai pas de raison d’en douter, c’est incroyable que des tests de sécurité n’aient pas été faits. C’est incroyable qu’on n’ait pas vu à un moment que c’était inflammable. En quelques microsecondes, tout s’enflamme, toute la toiture. Donc c’est incroyable, d’abord que ce produit soit encore en vente, et d’autre part qu’il n’ait pas été testé », a-t-il déclaré devant les caméras.
Les images italiennes, reprises et commentées en direct, montrent une réaction très rapide de la matière mise à l’épreuve. L’extrait partagé sur les réseaux sociaux était accompagné du message : « Ces images sont à peine croyables… #TBT9 » et d’un lien vers le visuel (pic.twitter.com/LXT9IIdTTC).
Des panneaux en polyuréthane pointés du doigt
Plusieurs médias spécialisés, dont Maison & Travaux, ont identifié parmi les éléments en cause des panneaux acoustiques en polyuréthane posés au plafond du bar. Ces panneaux, souvent choisis pour leur coût modéré et leurs propriétés d’absorption sonore, suscitent aujourd’hui de sérieuses interrogations quant à leur comportement au feu.
Selon ces sources, des tests et des vidéos montrent que certaines mousses polyuréthanes disponibles dans le commerce s’enflamment très facilement. Or, d’après les informations rapportées, ces produits grand public ne mentionneraient pas toujours clairement les risques d’inflammabilité sur leur emballage. Des versions ignifugées existent, mais elles seraient plus onéreuses et, d’après l’article, moins répandues dans les achats à bas coût.
La question du choix des matériaux dans les lieux accueillant du public est ainsi revenue en tête des débats. Le drame de Crans-Montana met en lumière la tension entre coût, esthétique, isolation acoustique et sécurité incendie. Les images de l’essai italien ont renforcé l’émotion en montrant à quel point un matériau peut accélérer la propagation d’un incendie lorsqu’il n’est pas traité pour résister aux flammes.
Un choc durable et des questions qui restent
La montagne suisse vit depuis plusieurs jours au rythme des commémorations et des témoignages. Familles et proches tentent de faire face à l’ampleur du drame, tandis que la population s’interroge sur la prévention des risques dans les établissements festifs.
Sans ajouter d’éléments non confirmés, il apparaît clair que ce drame soulève des enjeux concrets : la transparence des informations figurant sur les produits de construction et d’aménagement, la mise en conformité des installations dans les lieux publics, et la nécessité d’une vigilance renforcée quant aux matériaux employés.
Les images issues des diffusions télévisées, ainsi que les analyses relayées par la presse spécialisée, contribuent à alimenter le débat. Elles posent la question d’une possible réévaluation des règles et des pratiques commerciales autour des matériaux isolants et décoratifs destinés aux espaces fréquentés par un large public.
La douleur des familles reste au centre de l’attention. Dans l’attente des conclusions techniques et des éventuelles suites administratives ou judiciaires, l’accident de Crans-Montana pose, de façon brutale, la question de la prévention et de la responsabilité collective face aux risques d’incendie.


