Isabelle Mergault : la comédienne des Grosses Têtes inhumée au cimetière de Montmartre, à quelques mètres de la tombe de Sacha Guitry — cérémonie lundi

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Isabelle Mergault, comédienne, réalisatrice et figure emblématique des Grosses Têtes sur RTL, est décédée le 20 mars 2026 à Neuilly‑sur‑Seine, des suites d’un cancer. Elle avait 67 ans. Dans un communiqué transmis par ses proches, sa famille et ses amis ont annoncé qu’elle « est décédée ce matin, à Neuilly‑sur‑Seine, des suites d’un cancer contre lequel elle se battait courageusement depuis plusieurs mois. »

Une inhumation chargée de symboles

Au-delà de l’émotion provoquée par sa disparition, l’annonce du lieu d’inhumation a suscité une attention particulière. Isabelle Mergault sera inhumée au cimetière de Montmartre, à Paris, à quelques dizaines de mètres de la tombe de Sacha Guitry, où ce dernier repose depuis 1957. L’information a été relayée par notre confrère Nicolas Malabœuf, accompagnée d’un message partagé sur les réseaux sociaux (voir mention : pic.twitter.com/1G6JSvN89S).

Pour beaucoup, cette proximité posthume a la force d’une pirouette finale : Sacha Guitry, dramaturge et cinéaste du début du XXe siècle, était devenu dans la bouche d’Isabelle Mergault un gag récurrent et presque intime, tant sa façon de prononcer le nom était devenue sa « signature » radiophonique.

Le chuintement qui a fait sa voix

Sur RTL, dans l’émission culte Les Grosses Têtes, animée par Laurent Ruquier, Isabelle Mergault gagnait la sympathie du public grâce à son humour et à une particularité de prononciation. Atteinte d’une dyslalie — un trouble de l’articulation des sons — elle transformait certains « ch » et « j » en un chuintement reconnaissable entre tous. Le nom « Sacha Guitry » revenait souvent et déclenchait systématiquement les rires dans le studio.

Bien plus qu’un simple tic, ce trait de parole est devenu une marque. « Il a fait ma notoriété, c’est certain. Quand j’ai débarqué aux Grosses Têtes, mon défaut de prononciation était évident. Mais il a changé ma vie », confiait-elle au quotidien belge La DH. Elle racontait aussi qu’elle aurait pu consulter un orthophoniste pour corriger le problème : « Je pouvais aller voir un orthophoniste et en deux séances, et il l’aurait réglé », reconnaissait-elle. Malgré tout, elle avait choisi de garder ce particularisme, en faire une force et l’assumer publiquement.

La dyslalie, distincte de la dyslexie qui concerne le langage écrit, touche l’articulation et peut trouver son origine dans différentes causes physiques, comme une langue volumineuse, un palais mal conformé ou des articulations de la mâchoire. Ces éléments figuraient déjà dans ses propos publics et permettent de replacer son choix de ne pas corriger ce trait.

Entre fierté et douleur

Si ce chuintement a contribué à sa célébrité, il a aussi été vécu avec ambivalence. Isabelle Mergault évoquait l’enfance et l’école, où elle avait subi moqueries et railleries. « Mon défaut de prononciation m’a aidée et desservie à la fois. Petite, il était encore plus prononcé et, à l’école, tout le monde se moquait de moi. Très vite, j’ai retourné la situation. J’ai décidé de faire rire pour ne plus qu’on le fasse à mes dépens », confiait‑elle.

Malgré l’acceptation et la maîtrise humoristique, la blessure restait présente. « Là où je suis souvent très meurtrie, c’est quand on me dit que je le fais exprès », disait-elle, fatiguée par une incompréhension persistante. Elle expliquait encore que ce trouble avait des conséquences pratiques sur ses échanges quotidiens : « Je ne dis jamais bonjour, par exemple, car je n’arrive pas à le prononcer. On ne peut pas parler normalement à quelqu’un. Il est d’abord amusé, c’est la rançon de la gloire. »

La séquence de vie d’Isabelle Mergault — de l’ostracisme scolaire à la popularité radiophonique — illustre comment un trait perçu comme une faiblesse peut devenir une signature artistique et un moyen de transformer la vulnérabilité en force comique.

La cérémonie et l’inhumation sont annoncées pour lundi prochain au cimetière de Montmartre, selon la reprise de l’information par Nicolas Malabœuf. Pour de nombreux auditeurs et collègues, la proximité de sa tombe avec celle de Sacha Guitry prendra des allures de clin d’œil posthume, une dernière note ironique et tendre pour une femme qui avait fait de l’autodérision une arme et une identité.

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