Élu maire de Puget-sur-Argens (Var) le 15 mars 2026 avec 51,85 % des voix sous l’étiquette UDR-RN, Guillaume Decard a vu sa prise de fonction perturbée dès le lendemain par la publication d’une photo à caractère sexuel sur son compte Instagram privé, suivi par plus de 5 000 abonnés.
La publication compromettante, le lendemain de l’élection
Le lundi 16 mars, soit vingt-quatre heures après sa victoire, des abonnés du compte Instagram privé de Guillaume Decard ont signalé la présence d’une image pour le moins dérangeante, rapporte Var-Matin. Il s’agit, selon le quotidien régional, d’une photographie montrant un homme non reconnaissable, allongé sur un canapé et tenant son pénis en érection. La publication était accompagnée de commentaires moqueurs, dont un simple « Bravo Monsieur le maire » suivi d’emojis « mort de rire ».
La photo a été supprimée rapidement du compte mais, à l’ère des captures d’écran et des messageries privées, la diffusion ne s’est pas arrêtée là. Plusieurs screenshots ont été partagés sur des groupes WhatsApp locaux, prolongeant la circulation d’un contenu que le nouvel élu affirme ne pas reconnaître.
La défense de Guillaume Decard et la possible action judiciaire
Contacté par Var-Matin, Guillaume Decard a expliqué que son compte avait été piraté. « Ce n’est pas moi sur la photo. Nous l’avons rapidement supprimée, avant de chercher à savoir comment cela a pu arriver », a-t-il déclaré. Le maire indique également que plusieurs messages ont été envoyés depuis son compte à son insu, ce qui suggère une intrusion plus large que la simple publication d’une image.
Face à l’ampleur de l’incident, Guillaume Decard envisage de déposer une plainte. Cette démarche, si elle est engagée, viserait à établir l’origine de la publication et à identifier l’auteur du piratage. À ce stade, aucune information publique ne permet de confirmer la nature exacte de l’attaque ni les responsabilités individuelles.
Diffusion et vulnérabilité numérique
L’affaire illustre la fragilité des comptes personnels des figures publiques, même lorsqu’ils sont privés. Un compte Instagram fermé à l’accès public et suivi par environ 5 000 personnes peut rester vulnérable à des intrusions, et la rapidité des partages numériques rend difficile tout « effacement » d’une publication compromettante.
Qu’il s’agisse d’un acte ciblé visant à déstabiliser un élu fraîchement nommé, d’une vengeance ou d’une opportunité saisie par un individu mal intentionné, les éléments disponibles ne permettent pas de trancher. La plainte éventuelle pourrait toutefois conduire à des éléments techniques — adresses IP, traces de connexions, métadonnées — susceptibles d’éclairer l’enquête.
Une première crise à gérer avant le premier conseil municipal
Pour Guillaume Decard, la situation est une entrée en fonction chaotique. Avant même de présider son premier conseil municipal, il doit désormais conjuguer avec les retombées d’une affaire qui a rapidement circulé dans la sphère locale et médiatique.
Les conséquences politiques et personnelles d’un tel épisode restent à mesurer. Elles dépendront en grande partie de la suite judiciaire, des résultats techniques de l’enquête sur le piratage et de la manière dont la communication du maire et de son équipe sera perçue par les administrés.
Cette affaire rappelle, en tout cas, que la gestion de l’image et la sécurité numérique sont des enjeux centraux pour les élus contemporains. Les réseaux sociaux peuvent vite transformer une victoire électorale en une crise de réputation lorsque des contenus compromettants sont diffusés, même brièvement.


